Septembre dans la rue

En famille, entre potes ou entre collègues. Les manifestants venus protester contre la réforme des retraites ont défilé pendant trois heures à Angers. Ils étaient 10 000 (15 000 selon Ouest-France, edit 09/09/10) à s’être rassemblés pour cet appel national, faisant la fortune des cafetiers et boulangers du centre-ville à peine revenus de vacances. Les pompiers ont animé le cortège avec leurs diverses sirènes et pétards, une fanfare leur faisait concurrence. Les haut-parleurs de la CGT dégueulaient leurs tubes de l’été grésillants pendant que des speakers agaçaient la foule plus qu’ils ne la chauffaient. Ce n’était pas une une promenade de dimanche après-midi, mais une manif comme les autres. On y exprimait la colère, contre les injustices et l’inégale répartition des richesses. On y faisait état de la gestion scandaleuse de certains services publics. On y regrettait une école condamnée, des jeunes professeurs abandonnés. Une fois encore, les retraites étaient un prétexte pour exprimer beaucoup d’inquiétude. Pendant ce temps, la tempête faisait aussi rage dans un hémicycle confiné et hors d’atteinte des bruits de la rue.

< Diaporama, ici >

Le cortège devant le château d'Angers

• Un dossier complet sur le sujet par Owni.fr : compte-rendu sur tout le territoire, les chiffres des cortèges et un article, « D’autres choix possibles pour financer les retraites » (edit 08/09/10)

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2 Commentaires

  1. pouic dit :

    « exprimer des inquiétudes » ça me hérisse un peu. ça sent le « vocabulaire pour temps de grèves », pour moi ça va avec « grogne », « malaise », etc. faudrait pas virer journaliste, monsieur le chat noir…

    sinon très belles photos.

    et on voit que t’es en vacances. quelle activité !

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  2. :o) J’ai participé à toutes les manifs à Saintes… Ambiance plutôt sympathique et chaleureuse pour une foule de manifestants qui était pourtant visiblement composée de gens d’horizons très divers, au-delà de quelques « habitués »…
    Et, toujours, une foule de badauds dont on sentait qu’ils pouvaient avoir autant de raisons que nous de manifester mais qui se tenaient cois, portant toutefois un œil critique sur leurs semblables, comme pour se donner bonne contenance…

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